Qu’est-ce que la slow communication ?

Alors que l’instantanéité, l’empressement et la performance sont devenus des mesures de réussites, se dire « je vais ralentir » semble illusoire. Néanmoins, de plus en plus de voix, réclame cette pause, ou ce temps pour décélérer. Certain(e)s décident de le faire, sans pour autant appartenir à la slow communication. Comment peut-on définir cette alternative, et surtout, adopter une manière de communiquer qui prône le moins et le mieux quand tout le monde court après une montre qui ne donne pas la bonne heure ? Réponses ci-dessous


Le temps contre le goût


L’un des grands partisans du mouvement slow est l’Italien Carlo Petrini, le fondateur de la Slow Food, cultivé, cuisiné et consommé, en prenant son temps. Cette philosophie très simple gagne du terrain sur bien des scènes, à partir des années 80. L’objectif est de promouvoir l’utilisation de produits locaux, cultivés dans de bonnes conditions et riches en nutriments.

Autant de choses qui semblent parfois nous échapper dans une société qui va trop vite.

Petit à petit, le concept s’étend à tous les aspects de nos vies : slow tourisme (voyager autrement), slow cosmétique (consommation écologique et responsable), slow city ( ville lente), slow money (investissement lent) ou slow éducation (apprentissage lent)


Qu’en est-il de la communication ?

En pratique ? Communiquer moins et mieux, à son rythme, sans pression, en fonction de ses temps forts dans l’année. Dans un monde ultra connecté où l’anecdotique devient central : la multiplication des messages publicitaires, les appels téléphoniques non-désirables, les spams et l’omniprésence sur les réseaux sociaux, on ne prête plus plus attention aux messages qui nous parviennent.

En observant ces faits, nous pouvons nous interroger en tant food entrepreneur-e :

> Comment remédier à cette situation ?
> Comment peut-on se démarquer ?
> Comment restaurer la connexion auprès de notre public cible ?

C’est ici que la slow communication trouve son utilité. 

Est-il possible de communiquer moins et mieux ?

Alors que tout semble s’accélérer, l’eco-système de la FOOD fait parti de ceux où les temps forts sont nombreux. Oui, il est possible de proposer des contenus de qualité à notre public cible, si on prend le temps de s’intéresser à ses besoins.

C’est un peu comme un boulanger qui accorde du temps à la fabrication de son pain pour obtenir un produit artisanal de qualité supérieure. En respectant les phases de repos et de fermentation, cela permet :

> Le développement des saveurs
> La possibilité d’offrir une palette aromatique riche et complexe
> L’obtention d’une mie légère et aérée
> L’amélioration de la durée de conversation du pain


Par cet exemple, cela montre que le temps est notre allié. Il est primordial de ne pas se précipiter et ne pas oublier que la patience et l’écoute sont les meilleurs ingrédients pour une communication raisonnée auprès de notre public cible.

Tout le pari de la slow communication est le ciblage, la production d’un contenu de qualité et l’ajustement de notre fréquence de publication en fonction de notre activité.

Pour autant, cela ne signifie pas que nos prises de paroles sont vides de sens. Bien au contraire, elles sont alignées à notre démarche responsable.


Comme une épicerie vrac, zéro déchet et locale


Si on prend l’exemple d’une boutique physique, elle peut choisir un positionnement zéro déchet : de la conception, la vente à la gestion des invendus, tout est fait pour limiter, voir éliminer la création de déchets.

Concrètement, ça veut dire quoi ?

Cette spécificité rend cette épicerie unique aux yeux de ses clients : certains achèteront leurs produits, ici plutôt qu’ailleurs en raison de ce positionnement.

Quant à la slow communication, elle se positionne vers la sobriété éditoriale : réduire, réutiliser et recycler ses contenus.

Dans notre quotidien…

> On choisit, on achète et on privilégie.
Miser sur la qualité plutôt que la quantité.
Réduire : ajuster sa fréquence de publication

> On entretient, on répare et on réinvente.
Le cycle de vie d’un contenu peut-être repensé
Reutiliser : redonner une seconde vie à nos contenus

> On collecte, on trie et on revalorise.
L’information est une source d’inspiration sans limite
Recycler :  faire le tri dans nos contenus


Mon retour d’expérience


À partir du moment où on prend conscience de ces éléments, on se sent plus serein dans sa façon de communiquer, le stress disparaît, et avec lui l’anxiété comme les regrets. Évidemment, rien n’est jamais parfait quand on se lance dans la slow communication, le but n’est pas de l’être, mais de prendre conscience de ses actions responsables ( réduire, réutiliser et recycler) quand on décide de communiquer moins et mieux.

Vous souhaitez mon aide pour débloquer un ou des sujets précis ?

Grâce à la Causerie, nous discuterons de vous et des défis actuels que vous rencontrez, tout en repartant avec des suggestions et des idées pour optimiser votre communication. . Ma mission ? J’accompagne les food entrepreneur-es à mieux gérer leurs problématiques en com, de façon durable et efficace. N’hésitez pas à me contacter via benedict@lamarathonienne.com



Sources :


– Carl Honoré-  L’éloge de la lenteur
– Ferreole Lespinasse – Sobriété éditoriale : 50 bonnes pratiques pour éco-concevoir vos contenus web
– Solene Pignet – Le guide de l’entrepreneur durable
– Sophie Ginoux – le  » slow living  » ou l’art de ralentir – article en ligne « le Devoir » – Janvier 2023